Acad?mie de Versailles
Collège Albert-Camus, Gargenville

« Les joueurs de Skat » d’Otto Dix (1920)

Aurélien Chevalme

dimanche 19 septembre 2010

Otto Dix (1891-1969), Les joueurs de skat, Huile sur toile et collage, 1920, 110 x 87 cm, Galerie nationale, Berlin.

Une œuvre, une fiche

* La fiche élève en Histoire :

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Otto Dix en 5 dates

1891 : Naissance d’Otto Dix à Dresde (Allemagne).

1914 : Otto Dix, après avoir achevé ses études à l’école des Arts décoratifs de Dresde, s’engage volontaire dans l’artillerie.

1920 : Alors que le mouvement expressionniste est à bout de souffle en Allemagne, Dix adhère au mouvement dadaïste. Dans les années 1920, avec George Grosz et Max Beckmann, il fonde la « Nouvelle Objectivité » (Neue Sachlichkeit) : l’art devient une arme pour représenter froidement la société de l’entre-deux-guerres.

1933 : Avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler en Allemagne, les œuvres d’Otto Dix sont qualifiées d’« art dégénéré ». L’artiste ne peut plus exposer. En 1937, ses œuvres sont retirées des musées allemands.

1969 : Mort d’Otto Dix.

Pour se documenter sur la Toile

Autour de l’œuvre

* Pour les élèves :

  • Une présentation de l’œuvre en 1 minute sur le site de TV5 Monde. Cette vidéo, plutôt destinée aux primaires, peut néanmoins vous servir d’introduction.
  • Une description de l’œuvre sur le blog du peintre contemporain Mik-art, jeune artiste admirateur, notamment, d’Otto Dix.

* Pour les professeurs :

  • Sophie Delaporte, « Les joueurs de Skat d’Otto Dix : le corps, entre guerre et médecine », Colloque Guerre et médecine, 7 février 2004.

Sur les peintres et la Première Guerre mondiale

Autres œuvres d’Otto Dix sur la guerre

* Der Krieg (La guerre), triptyque, 1932, huile sur bois, panneau central : 204 x 204 cm, panneaux latéraux : 204 x 102 cm, prédelle : 60 x 204 cm, Musée de Dresde (Allemagne).

Otto Dix, Der Krieg, 1932

Analyse

Otto Dix reprend ici la tradition du retable, tableau sur bois composé de plusieurs panneaux mobiles. L’artiste montre clairement les ravages de la guerre. La dureté du panneau central, représentant des cadavres pourrissants, un squelette et un paysage dévasté, illustre sa propre expérience traumatisante du conflit. Au niveau de la composition du tableau, on ne retrouve aucune ligne permettant de trouver le point de fuite, ce qui interdit toute impression de stabilité. Tout le tableau inspire donc le chaos. L’expérience de guerre est montrée comme un cercle vicieux, sans fin : à gauche les soldats partent au front, au milieu, ils subissent l’horreur, à droite, blessés, ils rentrent chez eux ou rejoignent le camp. La prédelle (panneau situé tout en bas) peut indiquer le repos ou la mort. Mais dans tous les cas, le tableau dénonce l’éternel retour au front des soldats.

Mots-clés

  • Anciens combattants
  • Gueules cassées
  • Otto Dix
  • Première Guerre mondiale

Mouvements artistiques

  • Dadaïsme
  • Expressionnisme
  • Nouvelle Objectivité


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Responsable éditorial : Mme LE GOAËC